mercredi 13 juillet 2016

Décisions de la CNAC et communiqué de presse de SPLF45 du 14 juillet 2016


La Commission Nationale d'Aménagement Commercial (CNAC) a adressé à notre avocat Maitre Antony DUTOIT, ses deux avis motivés concernant les autorisations d'un magasin DECATHLON et d'un ensemble commercial à Saint-Jean-de-Braye, délivrées en janvier 2016 par la Commission Départementale d'Aménagement Commercial (CDAC). Ces deux autorisations sont annulées.


La décision de la CNAC pour le magasin DECATHLON : 



La décision de la CNAC pour l'ensemble commercial : 



Notre communiqué de presse du 14 juillet 2016




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dimanche 3 juillet 2016

Appel à soutenir Reporterre et ses projets

Le journal Reporterre nous a toujours assuré de son soutien en relayant très tôt notre action au niveau national.

Son rédacteur en chef Hervé Kempf avait donné une conférence à Saint-Jean-de-Braye en octobre 2013, lors d'un rassemblement - une première en France - des collectifs opposés à la prolifération des grands projets commerciaux, mangeurs d'espaces agricoles et naturels.

Malgré son rejet une seconde fois par la CNAC, le maire de Saint-Jean-de-Braye continue à penser que le Village Decathlon est un « super projet » qui n'est pas stoppé. Il s'agirait d'un simple avatar.

Le Village Décathlon, un super projet ?

Sur la qualification, nous sommes d'accord avec le maire. Il s'agit bien d'un « super projet », un de ces grands projets inutiles qui défigurent nos villes en détruisant l'emploi de proximité.

Lire à ce sujet  La grande distribution : Enquête sur une corruption à la française  (Jean Botherel - Philippe Sassier 2005). On y rappelle que pour un emploi dit créé dans ces super centres ce sont 3 emplois qui sont détruits dans les 5 années suivantes.


A fond la vente, waouh Decathlon !
  

La journaliste Corinne Bouchouchi a repris les 10 commandements de la firme Decathlon dans un article intitulé A fond la vente ! Les méthodes Decathlon décryptées (Journal L'OBS - 2015).
On retiendra :
  • que si le client est roi, le « collaborateur » n'est pas particulièrement à la fête, tant du point de vue de son salaire que de l'obligation de se couler dans le moule,
  • que pour baisser ses prix,
    le groupe joue aussi à fond la mondialisation et la main-d’œuvre low cost : 65% de la production provient d’Asie, 25% d’Europe, le reste d’Afrique du Nord.
    Selon un rapport du collectif Éthique sur l'étiquette, pour un maillot de l’équipe de football de l’Allemagne à 85 euros, 60 centimes sont accordés aux salaires des ouvriers avec une marge de 24,30 euros pour Adidas (marque commercialisée par Decathlon).

    Quelle marge pour Decathlon sur les produits fabriqués pour son compte dans les pays du Sud ?
     
  • que si l'entreprise Decathlon innove, c'est au prix d'un espionnage en règle du client-roi pour découvrir avant lui ses (soi-disant) besoins et pour le conduire à les satisfaire chez ... Decathlon.
    D’où la montée en puissance d’un nouveau concept : le village Decathlon, qui regroupe dans un même lieu un magasin, des équipements sportifs, la recherche et développement (R&D) et des bureaux. Le dernier-né, c’est le Kipstadium de L’Union, près de Lille, avec ses vastes terrains de foot, hockey, rugby... ouverts à tous qui jouxtent le siège de la marque Kipsta, dédiée aux sports collectifs. Franck Demaret, directeur général de Kipsta, martèle :
    Nos collaborateurs sont dans les vestiaires, sur le terrain, à la troisième mi-temps. Pour repérer un 'insight' * il faut être là !"

    * insight : c’est l’étincelle créatrice qui donne naissance au produit dont le client rêve sans même le savoir

    40 ans de recherches pour passer de la tente qu'on montait facilement en 30 minutes à la tente familiale Quechua qui se monte (presque) toute seule en 15 minutes et qu'on ne sait pas replier sans une assistance vidéo. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué !

    Et si la tente est endommagée, retour vers un atelier Decathlon...

    Même logique que dans l'industrie automobile, où on est passé de la voiture robuste d'après-guerre à la voiture d'aujourd'hui, bourrée d'une électronique source de pannes multiples, impossible à réparer soi-même ou à confier à un petit garagiste non concessionnaire de la marque.

A fond la transition écologique et sociale 

Dans un article datée du 29 juin, intitulé « Climat et quartiers populaires : l’écologie n’est pas un problème de riches », Reporterre nous propose un super projet qui nous parle lui de partage et de solidarité.
Le projet Climat et quartiers populaires mené par Reporterre a un an. Entre Île-de-France, Marseille et Picardie, le quotidien de l’écologie a enchaîné reportages, ateliers médias et rencontres. Parce que l’écologie n’est pas un problème de riches et pour cultiver le « vivre ensemble », Reporterre continue et lance Écologie et quartiers populaires. Pour lire la suite de l'article...
Pour aider Reporterre à poursuivre son projet, soutenez le financièrement !

Merci pour lui !

 
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lundi 13 juin 2016

Des terres pas d'hypers ! Retour sur la mobilisation nationale

Samedi 11 juin, dans plusieurs villes de France les collectifs des territoires de Gonesse, Saint-Jean-de-Braye, Montpellier, Caen, Cavaillon, Toulouse, Albi, Le Mans, Nice et Plaine du Var, Rambouillet, Alès mais aussi des associations nationales comme « En toute franchise » se sont mobilisés contre l’artificialisation des terres agricoles et des espaces naturels au profit des centres commerciaux et ont fait entendre leurs voix et leurs chants de protestation.

Pour l'occasion, Reporterre avait mis en ligne la carte des projets de centres commerciaux bétonneurs et interviewé
Martine Donnette, présidente de l'association de commerçants « En toute franchise ». Lire le passionnant interview donné par Martine Donnette à Reporterre.
 

A Montpellier/ St Clément la Rivière, lors de la marche contre l'implantation d'un village Decathlon/Oxylane sur 23 ha de terres agricoles, les participants ont applaudi lorsqu'ils ont appris que la CNAC nous avait une nouvelle fois donné raison.
 



A Orléans, les collectifs et individus qui avaient répondu à notre appel se sont réunis dans un premier temps place de Loire pour prendre la parole.
Christelle (SPLF45) perchée sur une brouette a ouvert le bal suivie par Eau Secours 45, MNLE 45, Mardiéval, Festival des Alternatives Alimentaires, ATTAC45, NDDL45.
Premier rassemblement place de Loire

Visite au préfet

Puis nous sommes partis en farandole dans les rues et ruelles d'Orléans en  faisant retentir nos joyeux slogans aux oreilles des passants  (Des terres, pas d'Hypers ! Des champs pas d'Auchan ! Austérité pour les Mulliez ! ).

Déambulation dans les rues d' Orléans jusqu'à la place du Martroi


Aux abords de la Préfecture, Sophie nous a proposé un one woman show drolatique à l'adresse d'un préfet imaginaire mais dont nous contestons pour de bon devant le tribunal administratif l'arrêté en date du 2 décembre 2014 autorisant la SCI Sportnatura à réaliser une opération d'aménagement d'un village Oxylane.

Cap sur la CCI, place du Martroi

Devant la CCI, des bulles, des bulles...
Pascal Boucheron, l'ex directeur développement régional chez DECATHLON et premier secrétaire du bureau de la CCI à Orléans n'est pas venu à notre rencontre quand nous avons posé nos panneaux devant la Chambre de Commerce et d'Industrie.
Pour protester contre 
les bulles commerciales destructrices de terres et d'emplois de proximité, nous avons soufflé des bulles de savon qui comme les bulles financières, immobilières ou commerciales finissent toujours par éclater...
A relire :  Toujours plus : pourquoi les centres commerciaux géants recouvrent la France (Bastamag - novembre 2013)

Inauguration sur zone humide du DECATHLON


La manifestation s'est terminée dans les rires par l'inauguration solennelle et humide du Decathlon, sous forme d'une saynète jouée devant une centaine de spectateurs, suivie par un vin d'honneur comme il se doit.

Merci à tous les participants et à très bientôt...
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samedi 11 juin 2016

La CNAC rejette le dossier DECATHLON une nouvelle fois !

Grande joie aujourd’hui! On n’est pas « EURO » mais HEUREUX: notre collectif vient de gagner 2 recours contre Decathlon ! Et pas des moindres, pas d’autorisation commerciale, pas de permis de construire !
Les annonces proclamant que les travaux de ce "village DECATHLON" allaient commencer cet été étaient donc totalement fausses et précipitées, faute d'autorisation !

La CNAC (Commission Nationale d'Aménagement Commercial) nous donne raison sur les deux dossiers ( Decathlon + 3 moyennes surfaces et boutiques) et annule les deux autorisations de la CDAC (Commission Départementale).

Nous ne savons pas encore quels arguments la CNAC a retenus pour sa décision, nous le saurons d’ici un mois. Inondations, importance des zones humides ont apporté de l’eau à notre moulin après les intempéries de la semaine dernière. On a le sentiment d’avoir fait notre service d’intérêt général en empêchant le bétonnage de 10 hectares de Zone Humide dans une zone déjà touchée par les inondations (vallée de la Bionne). Et l'agriculteur va pouvoir continuer à exploiter ces terres, et nous, nous allons pouvoir non seulement récolter nos légumes, mais aussi en planter d'autres l'an prochain !

Ce sera peut-être les recours perdus de trop pour DECATHLON ? Jetteront-ils l’éponge ?

Nous en tout cas nous allons fêter ça demain! (cf tract ci-dessous)

Rejoignez-nous samedi 11 juin à 16 h Place de Loire puis animations et déambulation joyeuse à Orléans, pour être vers 17h30 place du Martroi. Arrosage garantie !

Demain, c'est fête des pots de terre contre les pots de fer!!!
 
Venez nombreux !




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dimanche 5 juin 2016

Stop au bétonnage des terres, mobilisation nationale !

Des terres pas d'hypers, la mobilisation s'amplifie pour exiger l'abandon de la prolifération des projets commerciaux à la périphérie des villes, ruinant les sols et les centres-villes : ce sont désormais 15 collectifs, de Caen à Nice en passant par Toulouse, Montpellier... dont les luttes contre ces projets convergent pour une action simultanée samedi 11 juin.
Localement sur Orléans, 6 organisations nous soutiennent et seront avec nous Place de Loire : 
  • MNLE 45, 
  • ATTAC 45,
  • EAU SECOURS 45,
  • MARDIEVAL,
  • FESTIVAL D'ALTERNATIVES ALIMENTAIRES
  • COMITE DU LOIRET CONTRE NDDL



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Il ne faut pas prendre les bassins de rétention des eaux pluviales pour des zones humides....

...les récents évènements climatiques sont là pour le rappeler.
Les bétonneurs de tous poils ont toujours de bons arguments pour démontrer qu'ils travaillent en réalité non pour leurs actionnaires mais pour la préservation de l'environnement et la biodiversité.

Merci Vinci !

Nous nous rappelons encore comment Philippe Chavaren, responsable du domaine Nature et paysage chez Vinci autoroute, invité en 2014 par l'Agence d'Urbanisme de l'AgglO avait célébré les bassins de rétention des eaux pluviales des autoroutes pour leur incroyable biodiversité !  
Aujourd'hui les autoroutes sont coupées et Vinci offre aux chauffeurs routiers bloqués ... un permis de pêche à la ligne. Merci Vinci !
Photo Mag'Centre - Lire l'article

Les milieux naturels dont les zones humides rendent de nombreux services : 

  • purification de l’eau, 
  • conservation de la biodiversité,
  • régularisation du climat et des microclimats,
  • régularisation des débits
Visionner à ce propos cette petite vidéo réalisée par les services de l’État... 


La pluviométrie exceptionnelle de ces derniers jours nous rappelle que la construction des autoroutes, des aéroports, des grandes surfaces entourées de parkings etc..etc.. est une calamité pour l'environnement pour au moins deux raisons :
 

Une calamité pour le climat

Le
s terres agricoles, les forêts et les milieux naturels contribuent à limiter la teneur de l'atmosphère en CO2 (séquestration du carbone)
Mais il y a plus. Une spécialiste des bilans carbone en France, Hélène Le Teno, ingénieure et directrice entreprise du cabinet de conseil Auxilia, a patiemment agrégé les rejets de dioxyde de carbone nécessaires à la fabrication du béton et des matériaux de chantier, ceux des travaux, et enfin ceux des voiries (tunnels, métros, routes…) pour s’y rendre, une fois les constructions achevées. « Je ne prends pas seulement en compte la destruction du milieu mais aussi ce qui est construit sur le sol », explique-t-elle.
Son évaluation ne tient pas compte des émissions de gaz à effet de serre produites par l’usage de ces sites, par exemple de toutes les voitures et de tous les camions qui vont rouler sur les nouveaux tronçons routiers et polluer l’atmosphère d’autres substances dangereuses (particules fines, dioxyde d’azote…).
Selon elle le bétonnage du territoire français émet 100 millions de tonnes de CO2 chaque année. Cela représente 20 % de toutes les émissions de gaz carbonique du pays. C’est gigantesque. C’est presque autant que tous les rejets annuels des transports en France. Source :
Le grand bétonnage, une bombe climatique (Jade Lindgaard - Mediapart)

Si les climatologues restent prudents pour faire une relation directe entre ces précipitations exceptionnelles du mois de juin en France avec les perturbations climatiques, ils n'excluent nullement cette possibilité.

Une calamité pour la régulation des débits

Bétonner détruit les services de régulation rendus gratuitement par les milieux naturels comme le rappelle EauFrance, le site public d'information sur l'eau et les zones humides .

Les hydrosystèmes jouent un rôle discret mais indispensable dans la prévention des risques naturels (inondations, sécheresse) (...)

Les plaines inondables jouent le rôle de réservoir naturel et contribuent ainsi à la prévention contre les inondations. Par leur capacité de rétention de l’eau, les milieux humides diminuent l'intensité des crues, et, à l’inverse, soutiennent les débits des cours d'eau en période d'étiage (basses eaux).
Les zones humides jouent également un rôle dans la stabilisation et la protection des sols : la végétation, adaptée à ce type de milieu fixe les berges, les rivages. Elle participe à la protection des terres contre l'érosion et freine la vitesse du courant lors de crues.

Exemple 1 : La zone inondable de la Bassée entre Nogent-sur-Seine et Bray-sur-Seine joue le rôle de zone d'expansion des crues de la Seine en amont de Paris. Pour remplacer cette infrastructure naturelle par un barrage d’écrêtement des crues, il faudrait débourser entre 100 et 300 millions d’euros.

Exemple 2 : Ces dix dernières années, la Camargue, Redon, Charleville-Mézières ont subi de graves inondations. En cause : les changements d’occupation des sols et la destruction des zones humides tampons en tête de bassin versant...
Source de la citation  : l' article "Services de régulation" de EauFrance
Ajoutons un exemple 3 :  les pluies exceptionnelles de la semaine passée ont provoqué la crue de la Bionne à Saint-Jean-de-Braye, la coupure de routes, l'inondation de la vallée, de zones habitables, de jardins.

Route de la Motte Saint Euverte
à proximité du site de la Bissonnerie

Aire de jeux - Quartier de la Picardière
Rue du Quillard
La bétonisation du site de la Bissonnerie le privera de ses fonctions de régulation et ce n'est pas la mare aux canards prévue par le projet qui compensera quoi que ce soit. A noter que cette soi-disant compensation est en totale contradiction avec les textes qui prévoient une compensation à surface égale (100% sur le même bassin versant).

Selon la vidéo citée ci-dessus :

Il coûte 5 fois moins cher de protéger les zones humides que de compenser la perte de services qu'elles nous rendent gratuitement.
Hé ho la Mairie de Saint-Jean-de-Braye !

Chaque année, la Journée mondiale des zones humides (JMZH) est célébrée le 2 février, pour commémorer la signature de la Convention sur les zones humides, le 2 février 1971, dans la ville iranienne de Ramsar.

Comment la Mairie compte-t-elle célébrer cette signature en février 2017 ? En engageant les travaux de destruction de la zone humide de la Bissonnerie ? Ou en abandonnant ce projet néfaste ? 


    Pour en savoir plus sur les zones humides : 
     
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    samedi 28 mai 2016

    Exigeons la séparation de la mairie et de DECATHLON !

    « Nuit Debout Paris » organisait il y a peu une Assemblée exigeant la séparation du Medef et de l’État, comme un siècle plus tôt l’Église et l’État. Lire ICI.

    Localement, c’est la Mairie de Saint-Jean-de-Braye et DECATHLON qu’il faudrait séparer
    .

    Phagocyté
    par la multinationale du sport, le conseil municipal socialiste a choisi de se faire le héraut d'un projet initié par monsieur Jacques Chevalier (UMP) et par l'Agglo.

    Depuis 2011, la petite mairie de Saint-Jean-de-Braye fait la courte échelle au géant des enseignes du sport pour imposer un projet dont le
    prétendu « nouveau concept » se résume à sacrifier pour le commerce 16 hectares de terre cultivées et boisées (dont 10 hectares de zone humide) !

    Beaucoup de travail, oui, mais surtout de la com :
    • Pleines pages de « pub-reportage » à la gloire de ce projet dans « Regard », le magazine de la commune financé par les impôts des habitants, 
    • « concertation » fin 2015 (Lire « Le Oxylane nouveau est arrivé »), mais uniquement avec des gens favorables au projet, 
    • conférence de presse commune par le maire et le représentant de DECATHLON (Lire « Store wars : le retour de Decathlon »),  
    • et le vendredi 27 mai 2016 la dernière trouvaille :

     
    Un stand « Je soutiens DECATHLON VILLAGE SAINT JEAN de BRAYE » lors de la course annuelle organisée par la ville !  

    La ville livre « les foulées abraysiennes », une manifestation sportive appréciée des abraysiens, au lobbying du groupe Mulliez.

    Cette instrumentalisation du sport à des fins commerciales nous donne comme un avant goût de ce que serait le village Decathlon.

     
    Initiative parfaite pour que tous les petits écoliers de la commune venus participer à cette rencontre s’habituent à cette enseigne dans leur paysage…


     
    Sur les T-shirt, un autocollant «  Je soutiens Village Decathlon Saint-Jean de Braye ». Nous avons échappé à l'autocollant « Je suis Decathlon » ... ce sera pour la prochaine fois..
    Nous avons voulu récupérer un de ces T-shirt mais ils ont refusé : c’était réservé aux salariés coureurs. 

    Dommage...
     


    Parce lors de notre prochaine action du 11 juin, nous allons mettre en scène toute cette histoire, et dénoncer le manque criant de démocratie sur ces projets d’aménagements commerciaux gigantesques et destructeurs. Nous dénoncerons aussi  le prix cadeau (2,40 € le m²) auquel l’AgglO et la mairie ont décidé de céder les 12 hectares (120 000 m²) nous appartenant ; nous alerterons sur l’urgence de conserver des terres agricoles péri-urbaines, sur  la préciosité des zones humides ; sur le danger de voir nos commerces de centre-ville disparaître à cause de ces grands ensembles commerciaux polluants, qui ne sont au final que des opérations foncières de multinationales championnes de l’optimisation fiscale (lire « Les riches ont aussi le droit de payer des impôts » et  tout récemment  sur le site de Libération « Perquisitions en France, Belgique et Luxembourg dans des propriétés du groupe Mulliez » )!!!

    Alors indignez-vous avec nous ! Soyons  nombreux place de Loire le samedi  11 juin à partir de 16h !
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    mercredi 11 mai 2016

    Le collectif « des terres pas d'hypers » lance son appel du 11 juin - CP du 3 mai 2016


    Le collectif « des terres pas d'hypers »

    SPLF45 (Saint-Jean-de-Braye), le CPTG (Gonesse), Oxygène (Montpellier), Voguette 84 (Cavaillon) et Des champs pas d’Auchan (Caen)

    organise une grande mobilisation
    « Stop Hypers ! »
    le samedi 11 juin.
    Réservez votre journée
    en attendant le programme définitif.

    Le communiqué de presse sur Médiapart

    Le tract : 




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    Évasion champêtre versus évasion fiscale

    Dans notre série annuelle « Manifestation de mise en culture »...

    Nos grands reporters étant tous mobilisés sur d'autres fronts, nous n'avions pas  rendu compte de la journée organisée par SPLF45 le 24 avril sur le site de la Bissonnerie. 

    Sa plantation annuelle, festive et artistique fut pourtant une belle réussite.

    Le paysage menacé fut bien cadré, fixé, photographié et peint sous toutes les formes et sous toutes les couleurs.
    Cliquez pour agrandir

    Caroline Delbaere, plasticienne, a conseillé avec patience et beaucoup de drôlerie petits et grands pour réaliser un tableau collectif fait de papiers collés peints à la gouache. Merci Caroline !

    Cliquez pour agrandir

    Laurent Richard, pédologue a emmené un petit groupe découvrir le site et sa zone humide. Merci Laurent !

    Pique-nique, plantation, concert, conférence de presse ont ponctué le déroulement de la journée.

    FR3 Centre-Val de Loire a rendu compte de notre initiative et mis en ligne un reportage vidéo. Lire l'article ICI

    Merci à nos amis musiciens et à tous les planteurs d'un dimanche. 

    Et pendant ce temps là... la brigade financière enquêtait déjà sur une autre évasion moins champêtre et moins bucolique que la notre, et dont la presse a rendu compte ces derniers jours :


    SPLF45 avait organisé en 2015 un weekend sur les questions fiscales touchant le groupe Mulliez (Lire Les riches ont aussi le droit de payer des impôts).  

    L'actualité nous a rattrapé...et a rattrapé les Mulliez ...

     
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    dimanche 3 avril 2016

    Dimanche 24 avril, fixons le paysage !

    SPLF45 vous convie à sa plantation annuelle, festive et artistique le dimanche 24 avril 2016.

    La multinationale des articles de sport s'implante partout dans le monde et les magasins DECATHLON remodèlent le paysage à leur image ... commerciale.

    A la Bissonnerie, les
    tractopelles du Decathlon Park menacent d'entrer à nouveau en action.
    Illustration de Raymond DUVAL
    Pour défendre une autre façon de nous inscrire dans le paysage - nous ne défendons pas la nature, nous sommes la nature qui se défend - rejoignez-nous dimanche 24 avril sur le site de la Bissonnerie pour une nouvelle plantation et une utilisation artistique des lieux...

    Télécharger le programme et le plan d'accès

    Pour cet évènement, nous lançons un appel : artistes, confirmés ou du dimanche, peintres, vidéastes, photographes, écrivains, amoureux des terres
    adultes, adolescents, enfants, venez défendre à la Bissonnerie les paysages en danger !

    Illustration de Raymond DUVAL

     

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    lundi 29 février 2016

    SPLF45 sur Radio Campus Orléans

    Fabrice s'est longuement exprimé au nom de l'association sur les ondes de Radio Campus Orléans lundi matin.
    Nous vous invitons à réécouter son intervention claire et précise. Cela commence vers  1 h 30.

    C'est aussi l'occasion de réécouter l'interview qu'avait donné Benoit Boussemart lors qu'il était venu à Saint-Jean-de-Braye nous parler du groupe Mulliez et d'évasion fiscale.
    Relire notre article Les riches ont aussi le droit de payer des impôts



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    samedi 20 février 2016

    Aménagement communal et étalement urbain, un cas exemplaire à Saint-Jean-de-Braye

    Jean-Albert Guieysse, maître de conférence à l'Université d'Orléans, nous autorise à reproduire l'étude de cas qu'il vient de publier dans le n° 276 (janvier-février 2016) de la revue « Population & Avenir », sous le titre « Territoires périurbains et ville durable ». Nous l'en remercions chaleureusement.
     
    Projets sur l'aménagement communal, et étalement urbain
    Une étude de cas
     
    par J-A. Guieysse (Université d'Orléans, CRIA-Géographie-Cités, UMR 8504).

    Remerciements au SPLF 45 (http://splf45.blogspot.fr), et à Sylvain Boisseau, pour les informations et la photographie qu'ils ont fournies.

    Introduction

    Les projets de construction d'équipements en périphérie des agglomérations se multiplient sur le territoire français, tandis que, tous les sept ans, l' "artificialisation" des terres agricoles équivaut à la surface d'un département (Hamelin, Razemon, 2012). Comment comprendre ces évolutions? Comment manier la pensée géographique, à plusieurs échelles, et la rendre opératoire face à la réalité?
    Nous répondons à ces questions à travers un exemple choisi à Saint-Jean-de-Braye (commune de la banlieue est d'Orléans), où un grand centre commercial est prévu, sur une zone cultivée. Dans un premier temps, nous exposerons les arguments de la critique générale, qui marie économie et géographie. Dans un deuxième temps, nous analyserons la géographie de l'agglomération orléanaise. Enfin, nous terminerons par la présentation d'un modèle d'aménagement urbain applicable à la commune de Saint - Jean - de - Braye, durable et aussi généralisable.

    1. Le déploiement économique et l'étalement urbain

    1.1. Le projet en question: un centre commercial en limite d'agglomération

    Destiné "au sport et au bien - être", le projet se pare de l'appellation imagée de "village". Dans la réalité, il se place dans une commune peuplée de 19404 habitants (dénombrés en 2012 par l'INSEE), s'étendant sur 1370 ha, dans la banlieue est de l'agglomération d'Orléans, et au sud de la forêt du même nom (voir ci-contre, la carte de repérage). Les terres agricoles occupent, en 2010, 22% de la surface de la commune de Saint-Jean-de-Braye (source: Agence d'urbanisme de l'agglomération orléanaise), qui apparaissent en vert clair sur la carte précédemment citée, la forêt d'Orléans étant en vert foncé, et la zone urbanisée, côté ouest, en grisé. La commune est donc peu dense (1416,4 hab/ha, d'après l'INSEE, données locales 2012), et nous verrons plus loin que sa zone urbanisée l'est aussi.

    Le terrain concerné par le projet de centre commercial représente une surface de 16,5 hectares, actuellement occupée par des boisements et des champs cultivés; il jouxte la zone urbanisée de la commune, et la "tangentielle", une autoroute de rocade qui parcourt la périphérie nord de l'agglomération d'Orléans (vue satellite, photographie n°1).
    Vue satellite
    Photo 1
    Vue du site du projet de centre commercial, à Saint-Jean-de-Braye
    (photographie SPLF45)
      

    Dans cette commune de la banlieue dʼOrléans, subsistent des parcelles cultivées en céréales, selon les normes de lʼagriculture moderne. Ces surfaces productives ne sont considérées que comme des réserves dʼespace à bas prix, pour des opérations qualifiées abusivement dʼ «urbanisation», ou dʼ»aménagement».

     
    1.2. La bulle des centres commerciaux

    Comment expliquer qu'en France, malgré un équipement commercial exceptionnellement développé, les projets de nouvelles grandes surface se multiplient... tandis que le pouvoir d'achat, au mieux, stagne? Un article de Franck Gintrand, directeur général de Global Conseil Corporate, dans le quotidien Le Monde du 19 février 2015, titré "Attention à la prolifération des zones commerciales", dénonce une bulle spéculative. Plus les investisseurs construisent, plus ils peuvent lever de fonds, ce que la concurrence débridée qui règne sur le marché encourage par ailleurs. Il suffit alors d'annoncer aux collectivités locales, frappées par la crise économique et la baisse des dotations de l'Etat, des emplois, et des rentrées fiscales.
    Mais ces aménagements se placent, pour l'emploi, dans un jeu à somme nulle: si un commerce attractif se développe, c'est aux dépens de l'existant. De plus, comme la productivité du travail est plus élevée dans un grand établissement moderne, l'emploi global du commerce pourrait même diminuer. Enfin, les géants de la distribution sont d'importants contributeurs au déficit commercial national

    1.3. Une géographie centrifuge

    La localisation périphérique des centres commerciaux draine de loin une clientèle motorisée, à proximité des carrefours routiers et autoroutiers qui jalonnent les rocades des banlieues. Les établissements présents dans ces lieux bénéficient d' "externalités positives", financées par les collectivités, comme la viabilisation et les réseaux techniques. L'effet "rente de situation" s'ajoute à l'effet de taille (économies d'échelle) et de diversité des commerces, restaurants et loisirs marchands, présents sur place. Les terres les moins coûteuses sont consommées, dans la dynamique centrifuge impulsée par la fuite en avant économique.
    Le principe général de l'aménagement des périphéries urbaines est celui du zonage, qui délimite de grandes zones spécialisées dans l'habitat, le commerce, les activités... et l'enseignement et la recherche; par exemple: le campus universitaire de La Source, à 8 km au sud du centre d'Orléans (voir les cartes ci-jointes). Des autoroutes urbaines relient "nécessairement" lesdites zones entre elles. Suite à l'installation des "grandes surfaces" en périphérie, les commerces de quartier des centres d'agglomération disparaissent, et sont remplacés par des commerces de luxe, qui y accélèrent les processus de gentrification (installation de nouveaux habitants des milieux aisés, disparition des classses populaires), et de "touristification".
    L'étalement urbain, le zonage, et les heures passées en automobile pour passer d'une zone à une autre, représentent un monde à la durabilité contestée. Jacques Lévy (2010) démontre que l'urbanité résulte de la densité et de la richesse des contacts dans la ville, atouts qui sont la condition du développement durable. Appliquons cette réflexion à l'agglomération d'Orléans.

    2. Le projet, dans l'agglomération d'Orléans 

    2.1. Le commerce de sport dans l'agglomération; axes et rocades 

    La carte n°1 localise les magasins de sport dans l'agglomération orléanaise. Il apparaît une structuration de l'agglomération par un axe (l'ancienne route nationale 20), orienté Nord-Sud, passant par le centre-ville. Cet axe relie les deux pôles commerciaux périphériques de Saran, au nord, et d'Olivet au sud, et se prolonge vers le quartier de La Source, petite "ville nouvelle" de fait décidée en 1959, et principalement édifiée dans les années 1980-1990. Aujourd'hui, la ligne du tramway n°1 (nord-sud, longueur: 17 km) reprend cet axe urbain. La commune de Saint- Jean-de-Braye, à l'est, est reliée au centre par la ligne de tramway n°2 (est - ouest, longueur: 11km).
    Les grandes surfaces assurent leur accessibilité géographique le long des grands axes et de la tangentielle. Leur fuite vers la périphérie apparaît à Saran et à Chécy, comme le montre la carte. Les petits commerces spécialisés dans le sport, en majorité, se placent à proximité de l'axe déjà ancien de la route nationale 20. À l'est, la commune de Saint-Jean-de-Braye en accueille au moins un.
    Carte 1

    2.2. Le système étalement urbain - trafic routier - tramway - pôles de banlieue

    Le projet, de par sa localisation même, est explicitement fondé sur l'amplification du trafic routier. Les deux grands magasins de Saran et Chécy sont visés par une concurrence entre surfaces commerciales "de rocade" (carte n°1).
    Aujourd'hui, la commune de Saint-Jean-de-Braye est bien reliée (par la tangentielle) aux pôles commerciaux existants. De plus, le tramway est un atout exceptionnel: en banlieue, Saint-Jean- de-Braye est la seule commune desservie, à l'est. En poussant la logique de la compétition entre les territoires, cette situation permettrait à la commune de modifier et même renverser les flux de chalandise, et de devenir un pôle périphérique attractif, à l'échelle de l'est de l'agglomération au moins... avec les conséquences dommageables exposées en première partie: augmentation de la circulation, "muséification" du centre orléanais...
    La solution du problème peut apparaître dans une réflexion sur la densité urbaine de la banlieue, et la "relocalisation" du commerce (à l'échelle locale), dans les centres des communes (ici: Saint- Jean-de-Braye).

    2.3. Problématique de la densification

    La faible densité de la commune étudiée apparaît sur la photographie n°2. Les opérations de construction en cours qui, certes, augmentent la densité de population, sont souvent calquées sur un modèle pavillonnaire, qu'on pensait être réservé aux couronnes péri-urbaines lointaines (photographie n°3).



    Photo 2
    La station de tramway «Pont de lʼArche» à Saint-Jean-de-Braye
    (photographie de lʼauteur, juin 2015)
     

    La banlieue dʼOrléans, même traversée par cette ligne de tramway,
    se montre très peu dense.


    Photo 3
    Lotissement en construction, au lieu-dit Bellevue,
    dans lʼest de la commune de Saint-Jean-de-Braye
    (photographie de l'auteur juin 2015)
     

    Pour une commune de banlieue, cette opération de «densification»
    nʼest guère urbaine, et
      plutôt une consommation extensive dʼespace,
    sans projection dans lʼavenir .

    Or, il est souhaitable de considérer les impératifs d'organisation d'un tissu véritablement urbain, c'est-à-dire plus dense; perspective qui nécessiterait des plans sur le long terme, traduisant la volonté de sortir du modèle centrifuge en vigueur (les migrations des citadins vers les périphéries), et de protéger le milieu.
    En effet, les terres agricoles menacées de disparition par le projet précité font partie des espaces fréquentés par les citadins, pour le sport, l'équitation, la promenade. En même temps, plusieurs hectares de zones humides utiles sont visés (Saint - Jean- de- Braye se situe sur un bassin- versant dominant la Loire, milieu qui ralentit le ruissellement et filtre les écoulements).
    La question est de savoir comment maintenir les zones agricoles et naturelles, tout en aménageant et en densifiant le tissu bâti existant.

    3. Un projet de développement alternatif

    La population de la commune augmente au même rythme que celle de la France métropolitaine: 0,6% par an (1999-2010, d'après l'Insee). Pour accueillir les nouveaux habitants, les commerces, équipements et emplois correspondants, le tissu urbain peut être densifié sur place, selon le modèle de la ville "compacte" (de densité suffisante pour maximiser les contacts); et de plus "cohérente" (bien irriguée par les transports), comme la définissent Korsu, Massot et Orfeuil (2012).

    3.1. Promouvoir l'urbanité et la diversité

    Contre l'étalement urbain et le zonage, le principe de la "ville compacte" est une solution qui fait consensus. Il s'agit de pérenniser un centre-ville attractif, aux fonctions multiples (principe de la "mixité"), nonobstant la présence de "coupures vertes". Dans le cas présent, "entre Loire et forêt d'Orléans", des espaces agricoles et forestiers, des parcs, espaces verts, bois... maintiendront des éléments de nature, et des espaces de liberté.
    Mais la compacité n'entraîne pas en soi l'urbanité. Les différents quartiers doivent aussi être bien reliés entre eux, pour faire vivre la "ville cohérente". La vogue du tramway se justifie par là. De plus, le centre urbain communal doit être animé (entre autres activités) par les commerces de proximité. D'ailleurs, la grande distribution, attelée à son développement centrifuge, a compris simultanément l'intérêt de ce "créneau" de la zone dense, et y installe de petites succursales, là où se trouve la clientèle; comme dans le centre de Saint-Jean-de-Braye. Une implantation centrale est aussi une bonne anticipation du vieillissement de la population, qui plus tard verra sa mobilité se réduire. Mais jusqu'où le centre se tient-il?

    3.2. La ville contenue, ou : comment ne plus l'étaler

    La réflexion ici présentée a pour point de départ l'occupation du sol. On commence par dresser une carte simplifiée du Plan local d'urbanisme communal (PLU) (carte n°2). Les classes d'occupation du sol sont ici réduites au nombre de sept, et on y combine deux principes géographiques d'organisation: fonction et densité, en opposant des quartiers centraux à des quartiers périphériques (voir la légende de la carte).


    Carte 2

    Le fond de la carte (d'après la carte topographique de l'IGN à 1/25000) confirme la faible densité des zones bâties, même au centre-ville, et des zones d'activités et de services.
    La politique de densification à mener dans cette zone bâtie, qui serait contenue volontairement dans ses limites, est à la portée du savoir-faire des urbanistes, respectant par ailleurs les zones agricoles naturelles et de détente (carte n°2), complétées par le maraîchage et les jardins familiaux, activités aux débouchés locaux assurés, encore présentes dans la commune.
    Ces territoires fonctionnent en jouant sur les atouts du maintien de leurs densités différentes.


    3.3. L'organisation durable du territoire communal

    Les grandes zones définies ci dessus sont complémentaires. Le bâti communal s'appuie à l'ouest sur le centre de l'agglomération (Orléans). La commune de Saint-Jean-de-Braye, avec ses zones d'activités qui totalisent 145 ha en 2010 (source: Agence d'urbanisme de l'agglomération d'Orléans), a le privilège de ne pas être un dortoir. Le tissu urbain (et commercial) peut se structurer autour de la ligne de tramway, avec un pôle local autour de la gare SNCF, dont la réouverture est projetée. L'objectif est de contrôler les prix du sol autour de ces équipements structurants; plus généralement: de garantir des logements à prix aborbables, en tout lieu dans la commune.
    Le nord de la commune (en limite nord de la carte n°2: zone agricole et d'activités), resterait une vaste zone "verte" et agricole, avec maraîchage et vergers, complétée à l'est par les alentours de la vallée de la Bionne, "coulée verte" en limite de commune. Ces "paysages ruraux péri- urbains" sont utiles, et esthétiques. La zone d'activités précitée en tire d'ailleurs argument.

    Ce schéma d'aménagement préserve l'urbanité, la diversité sociale, l'emploi, la qualité de vie, l'environnement et les paysages. Ce sont les principes du développement durable, repris dans le schéma n°1.
    Schéma 1

    Conclusion

    Cette politique est généralisable au territoire national. Elle commence par une "zonation territoriale" entre les terres "artificialisées" d'une part, et non artificialisées (naturelles ou agricoles), d'autre part (cf.§ 3.2). Les limites entre ces deux modes d'occupation du sol sont tracées. À l'intérieur de son domaine, se déploie la ville "contenue" et "cohérente": elle est modulable, démontable et réaménageable, en fonction des besoins de chaque époque. De façon complémentaire, les espaces agricoles, ou non artificialisés, sont eux aussi délimités, et maintenus non urbains. A l'intérieur de ces deux grands types d'espace diversifiés, les aménagements sont évolutifs et réversibles. Le tout constitue un monde durable, mais où le changement reste possible, de par la réversibilité générale des établissements humains.

    Bibliographie

    Hamelin E., Razemon O., 2012, La tentation du bitume - Où s'arrêtera l'étalement urbain? Paris, Rue de l'Echiquier, 224 p.
    Korsu E., Massot M-H., Orfeuil J-P., 2012, La ville cohérente - Penser autrement la proximité, Paris, La Documentation française, 168 p.
    Lévy J., 2010, "Le développement urbain durable entre consensus et controverse", L'information géographique, septembre 2010, 120-126.
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