dimanche 19 mars 2017

Les décideurs locaux continuent à promouvoir l’artificialisation des sols

« Triste constat de l’Autorité environnementale : partout dans le pays, les collectivités locales continuent à établir des documents d’urbanisme qui prévoient une forte consommation d’espace.»
Lire la suite de cet article de Hervé Kempf sur reporterre.

Nous vous invitons aussi à lire le témoignage de Martine Donette, « Seule face aux géants – Mon combat contre la grande distribution », écrit en 2015 (Max Milo Éditions).
 


Pendant des lustres, des supers et hypermarchés se sont construits et agrandis sans autorisation ni permis de construire. Si la loi avait été appliquée, si ces infractions avaient été contrôlées et sanctionnées, la grande distribution aurait dû payer pour les seuls dossiers suivis par « En Toute Franchise », 418 milliards d’euros d’amendes pour mètres carrés illégaux, soit six fois le montant annuel de l’impôt sur le revenu.  À travers son parcours, Martine Donette, raconte la lutte inégale de milliers de petits commerçants et nous permet de comprendre la mainmise de quelques grands groupes, leur pouvoir colossal et les liens qu’ils tissent avec de nombreux politiques locaux pour conserver et étendre leur suprématie. Ce livre n’est pas l’ouvrage d’une économiste. C’est le témoignage d’une fille du peuple qui a osé affronter la grande distribution. D’une paisible commerçante qui s’est transformée en militante pour dénoncer un système et l’attaquer, au jour le jour, devant les tribunaux et dans les médias. En créant l’association « En Toute Franchise * », elle se bat depuis 25 ans pour dénoncer et anéantir la suprématie de la grande distribution et ses pratiques illégales.

* L'association « En Toute Franchise » est membre de la fédération Des terres, pas d’hypers

Pour en savoir plus

« La France est saturée de centres commerciaux »
11 juin 2016 / Entretien avec Martine Donnette (sur reporterre)
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jeudi 2 mars 2017

Journée du 11 mars « Sauvons nos villes, sauvons nos sols ! », communiqué de presse et précisions sur la conférence de l'après-midi

Comme annoncé dans notre communiqué de presse (lire ICI), le samedi 11 mars 2017, à Saint-Jean de Braye : 
la présentation des différentes luttes des collectifs et associations présentes sera suivie d’une conférence- débat : Ville meurtrie, promesses d’emplois non tenues : pourquoi et comment stopper l’extension des zones commerciales ? avec Olivier Razemon, journaliste, auteur du livre « Comment la France a tué ses villes? » et rédacteur du blog sur les transports du journal Le Monde, et Jacqueline Lorthiois, socioéconomiste spécialiste de l’emploi.
Pour vous donner un avant-goût de cette conférence, vous trouverez ci-dessous notre résumé du livre de Olivier Razemon, « Comment la France a tué ses villes? » et une interview de Jacqueline Lorthois par le journal Médiapart, intitulé Grand bétonnage : « Sur l’emploi, aucune promesse n’a été tenue ».

Le résumé du livre d'Olivier Razemon



L'interview  de Jacqueline Lorthois
 

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lundi 13 février 2017

Le samedi 11 mars, SPLF organise une journée « Des terres, pas d'hypers ! »


le samedi 11 mars 2017

Venez nous rejoindre à partir de 14h !

pour une journée « Des terres, pas d'hypers ! »

« Sauvons nos villes, 
sauvons nos sols ! »


 Après notre victoire au tribunal administratif d'Orléans qui annule l'arrêté préfectoral au titre de la loi sur l'eau, document indispensable pour commencer l'aménagement de la zone pour le projet de « village Decathlon » à Saint-Jean-de-Braye, la lutte collective continue !


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jeudi 2 février 2017

Un projet DECATHLON s’embourbe dans une zone humide


Le tribunal administratif d’Orléans a rendu son jugement le 31 janvier 2017: il annule l'arrêté préfectoral au titre de la loi sur l'eau, document indispensable pour commencer l'aménagement de la zone.

Lire ci-dessous la totalité de notre communiqué de presse et l'annonce d'une conférence de presse fixée le mercredi 8 février 2017 à 15 heures sur le site.
 

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samedi 7 janvier 2017

Projet Décathlon à Saint-Jean de Braye : qu’en pense la Chambre Régionale des comptes ?

Pour justifier la privatisation à prix bradé du domaine public (2,40 € / m²), M. David Thiberge livre dans le dernier « Regards » quelques éléments de langage propres à satisfaire le « comité de soutien » au projet créé de toutes pièces par M. Valentin, le représentant local du groupe Decathlon (lire « Store wars : le retour de Decathlon »).

Mais ni les abraysiens ni notre association ne peuvent se contenter des propos lénifiants du maire.  


Par lettre datée du 5 janvier 2017, nous alertons la Chambre régionale des comptes en lui soumettant quelques questions de bon sens citoyen.
Vous trouverez ci-après notre communiqué de presse  et notre courrier à la Chambre régionale des comptes.

Communiqué de presse en date du 7 janvier 2017



Lettre à la Chambre régionale des comptes en date du 5 janvier 2017

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lundi 19 décembre 2016

Joyeuses animations de Noël pour contester de désolantes décisions

Vendredi 16 décembre 2016 avait lieu à Saint-Jean de Braye le dernier conseil municipal de l'année, qui devait voter les modifications du Plan local d'urbanisme (PLU).

Notre collectif SPLF45 était là, avec son arbre de Noël, ses cadeaux, ses banderoles, ses chansons détournées, sans oublier son bar à boisson chaude et son service d'ordre : pas moins de 6 policiers municipaux garantissaient la sécurité des manifestants. Merci à eux!

L'installation terminée, c'est devant une bonne quarantaine de personnes que nous avons expliqué les raisons de ce rassemblement.

Dans la salle du Conseil, ce soir-là, la magie des mots va encore opérer : au nom du  respect des  documents dont les orientations sont la lutte contre le changement climatique, pour la préservation des zones humides, de l'agriculture de proximité, des écosystèmes, des paysages, de la vitalité des centres villes, de la qualité de l’air, des déplacements doux, nos élus vont confirmer la création d'une zone commerciale et voter l'urbanisation de la zone à l'est de Saint jean de Braye.

Rappelons-le ici, cette zone de « la Bissonnerie » qui fait en tout 24 hectares, est actuellement un espace agricole et l'agriculteur qui en cultive 17 hectares souhaite continuer à le faire. La préfecture reconnaît en outre l'existence sur cette zone de 9 ha de zones humides, qui sont normalement protégées par la Loi sur l’eau.

Créer une zone commerciale sur ces terres, avec un parking de mille places, quand on souhaite respecter tous les engagements déjà énoncés et, cerise sur le gâteau, favoriser l’autosuffisance alimentaire (Lire
« L'agglomération d'Orléans mise sur l'autosuffisance alimentaire » - République du Centre) et les circuits courts (Lire « Vers l’implantation d’un maraîcher bio en 2018 » - République du Centre), pour nos élus, c’est cohérent.

Pour résumer, bétonner, c'est préserver l'environnement.

Orwellien.

Cette contradiction-là, nous l'avons soulignée dans notre contribution à l'enquête publique. C'était également dans notre sens qu'allaient les conclusions du rapporteur public de la Cour administrative d'appel de Nantes. Las. Le PLU sera voté sans aucune réserve, la Cour d'appel ne suivra pas l'avis de son rapporteur public.

Donc, en cette période de Noël, nous sommes là pour enguirlander nos élus et montrer notre détermination malgré ces décisions contraires à la sauvegarde de notre bien commun.

Car des raisons d'espérer, en voici quelques-unes:

  1.  Ce qu'un PLU fait, un autre PLU peut le défaire.
     
  2.  Malgré la décision de cour administrative de Nantes, qui annule la première décision de la CNAC, Decathlon n’a toujours pas d’autorisation commerciale : la CNAC a 4 mois pour donner un nouvel avis, qui peut être à nouveau en notre faveur.
     
  3. Nous sommes encore en attente de jugements du Tribunal Administratif d’Orléans dans deux autres requêtes que nous avons formées contre le permis d’aménager et contre l’autorisation donnée par le Préfet au titre de la loi sur l’eau.
     
  4. Le scandale du prix des terrains, illustré sur France 5 par le documentaire de Nicolas Vescovacci («... et pour quelques hectares de plus », pourrait attirer l'attention de l’État et aboutir à l’annulation de la vente.
     
  5. Des fouilles archéologiques sont aussi prévues sur ces terrains, cela aussi peut retarder à notre avantage le chantier.
     
  6. La fédération « Des terres pas d'hypers ! », qui regroupe les collectifs comme le nôtre partout en France, se structure pour agir à la source, c’est-à-dire envers ceux qui proposent et votent les lois.
Enfin, nous avons le sentiment d’une prise de conscience de plus en plus large sur l’urgence de préserver la qualité de notre environnement, de celui que nous laisserons à nos enfants.
Ces préoccupations existent déjà dans certains textes, à nous d’exiger qu’elles soient appliquées dans les actes !

Est-ce que nous croyons au père Noël… un peu ? Voici d'ailleurs la lettre que nous voulions remettre à notre « Maire Noël »:



Mais ce soir-là, il était trop pressé pour la pren
dre.

Nous
l’avons confiée à une des adjoints, qui nous a promis de la lui remettre en main propre...

Après un dernier
« petit papa Mulliez », l'indémodable « vive nos champs », et le tonifiant jeu de rythme « non au béton » accompagné au djembé, l'assemblée s'est joyeusement dispersée, laissant seul notre service d'ordre.

Merci à tous ceux qui nous ont rejoint malgré le froid! On ne lâche rien!

L'article de la République du Centre : 

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mardi 6 décembre 2016

«... et pour quelques hectares de plus », un documentaire de Nicolas Vescovacci.

Hier soir, France 5 diffusait le reportage de Nicolas Vescovacci, « ... et pour quelques hectares de plus ».  

Le réalisateur a expliqué à La République du Centre pourquoi il avait consacré 15 minutes au cas de Saint-Jean-de-Braye : 

 Je l'utilise comme un laboratoire. Parce que ce qui s'est passé à Saint-Jean-de-Braye pour le Village Décathlon est typique de ce qui se passe un peu partout en France, dans des villes moyennes en périphérie, proies faciles pour de grandes enseignes. Ce qui m'a intéressé, c'est la mécanique mise en place par les élus, qui ont le pouvoir de changer la destination d'un terrain. À La Bissonnerie, les promesses de vente ont été réalisées alors que les terrains étaient inconstructibles et donc à des prix très faibles (ndlr : 2,40 € le mètre carré). Si la destination avait été changée avant, leur prix aurait été dix fois supérieur. 
Le résumé de « ... et pour quelques hectares de plus » sur le site de France 5 : 
Avec 29 millions d'hectares de terres cultivables, la France est la première puissance agricole d'Europe. Mais cette superficie ne cesse de se réduire : chaque année, dans l'Hexagone, 60 000 hectares de terres agricoles sont transformées en hypermarchés, en stades de football, en immeubles de bureaux ou en parking. A ce rythme là, deux millions d'hectares de ces terres auront disparu d'ici à 2050. Aux confins du Loiret, du département du Rhône et de la Vendée, Nicolas Vescovacci a sillonné la France pendant six mois à la rencontre de ceux qui grignotent la France des territoires.
Pour revoir cette émission

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jeudi 24 novembre 2016

Val Tolosa : Déploiement quasi militaire pour « protéger » un déboisement illégal








Nos amis du collectif   « Non à Val Tolosa » (Des Terres, pas d'Hypers !) ont publié aujourd'hui le communiqué de presse suivant : 

« Hier matin c’est un dispositif impressionnant qui s’est déployé sur le plateau de la Ménude pour détruire les rares espèces naturelles protégées qui avaient survécu aux coups de boutoir du promoteur Unibail.
L’objectif : raser le bois qui entrave la construction de la route départementale d’accès au futur méga centre commercial Val Tolosa.

Les autorisations administratives sont annulées les unes après les autres par les tribunaux. Le terrain du projet est maintenant clairement déclaré non constructible dans le SCOT de l’agglomération Toulousaine. L’autorisation commerciale délivrée il y a presque dix ans est de plus en plus fragile. Toutes ces raisons, ainsi que la mobilisation toujours aussi forte des citoyens, poussent le maire de Plaisance-du-Touch à tenter un passage en force pour le compte du promoteur.

Alors que le conseil municipal doit délibérer ce soir sur la cession des routes départementales à la commune, il décide de forcer l’allure dans les travaux de construction d'une route qui n'est qu'un accès à un projet privé et démesuré uniquement justifié par le centre commercial.

Pour se faire, une armée de vigiles est appelée en renfort et une barrière infranchissable de rouleaux de barbelés « concertina » à usage militaire est installée. Des méthodes qui nous rappellent avec angoisse de très mauvais souvenirs dans la région.

Fallait-il vraiment cette débauche de moyens pour protéger les énormes engins de destruction contre des manifestants non violents qui avaient abandonné le terrain après les violences subies ?

Les provocations n’ont que trop duré. Il faut que les lois et l’intérêt général soient maintenant respectés.

En réaction à ces graves incidents, ainsi que pour dénoncer l’illégalité du second permis de construire délivré malgré tout par le maire, le collectif « Non à Val Tolosa » organise Samedi 17 décembre une grande marche citoyenne vers la préfecture de Toulouse.

Elle partira de Plaisance du Touch et a pour objectif de faire prendre conscience des manquements graves des autorités et élus sur un ton léger et humoristique.

»

Nous sommes solidaires de la lutte du collectif « Non à Val Tolosa » et vous invitons à participer si vous le pouvez à la grande marche du  17 décembre.

Des Terres, pas d'Hypers !   
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lundi 7 novembre 2016

Le Festival d'Alternatives Alimentaires, les 16, 19, et 20 novembre à Orléans et Ingré...

SPLF45 vous invite au Festival d'Alternatives Alimentaires (FAA) qui aura lieu les 16, 19 et 20 novembre prochains, à Orléans et Ingré - lire le programme ci-dessous.
 
Vous pourrez nous retrouver le 20 novembre sur le stand de la fédération DES TERRES, PAS D'HYPERS  (lire ICI)
dont nous sommes membre fondateur.



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mercredi 31 août 2016

Deux rendez-vous en septembre...A vos agendas !

C'est la rentrée.
Ceux qui sont aller faire un tour à la Bissonnerie cet été ont vu s'épanouir blettes, artichauts et courges malgré les chaleurs enregistrées.
Un peu d'eau et tout pousse sur ces terres pauvres et « sans intérêt agricole » (selon nos experts distingués).
Tout au plus de la bonne terre à parkings...


Nos prochains rendez-vous


Dimanche 4 septembre, SPLF45 participera à la fête des associations de Saint-Jean-de-Braye. Retrouvez notre stand et notre brouette à partir de 10 heures, plaine du square Le Corbusier.

Jeudi 15 septembre à 20 heures, aura lieu notre assemblée générale suivie d'un apéritif.

Les festivités se tiendront comme à l'accoutumée salle Jean Baptiste Clément, 24 rue Danton à Saint-Jean-de-Braye.

Venez nombreux !



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mercredi 13 juillet 2016

Décisions de la CNAC et communiqué de presse de SPLF45 du 14 juillet 2016


La Commission Nationale d'Aménagement Commercial (CNAC) a adressé à notre avocat Maitre Antony DUTOIT, ses deux avis motivés concernant les autorisations d'un magasin DECATHLON et d'un ensemble commercial à Saint-Jean-de-Braye, délivrées en janvier 2016 par la Commission Départementale d'Aménagement Commercial (CDAC). Ces deux autorisations sont annulées.


La décision de la CNAC pour le magasin DECATHLON : 



La décision de la CNAC pour l'ensemble commercial : 



Notre communiqué de presse du 14 juillet 2016




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dimanche 3 juillet 2016

Appel à soutenir Reporterre et ses projets

Le journal Reporterre nous a toujours assuré de son soutien en relayant très tôt notre action au niveau national.

Son rédacteur en chef Hervé Kempf avait donné une conférence à Saint-Jean-de-Braye en octobre 2013, lors d'un rassemblement - une première en France - des collectifs opposés à la prolifération des grands projets commerciaux, mangeurs d'espaces agricoles et naturels.

Malgré son rejet une seconde fois par la CNAC, le maire de Saint-Jean-de-Braye continue à penser que le Village Decathlon est un « super projet » qui n'est pas stoppé. Il s'agirait d'un simple avatar.

Le Village Décathlon, un super projet ?

Sur la qualification, nous sommes d'accord avec le maire. Il s'agit bien d'un « super projet », un de ces grands projets inutiles qui défigurent nos villes en détruisant l'emploi de proximité.

Lire à ce sujet  La grande distribution : Enquête sur une corruption à la française  (Jean Botherel - Philippe Sassier 2005). On y rappelle que pour un emploi dit créé dans ces super centres ce sont 3 emplois qui sont détruits dans les 5 années suivantes.


A fond la vente, waouh Decathlon !
  

La journaliste Corinne Bouchouchi a repris les 10 commandements de la firme Decathlon dans un article intitulé A fond la vente ! Les méthodes Decathlon décryptées (Journal L'OBS - 2015).
On retiendra :
  • que si le client est roi, le « collaborateur » n'est pas particulièrement à la fête, tant du point de vue de son salaire que de l'obligation de se couler dans le moule,
  • que pour baisser ses prix,
    le groupe joue aussi à fond la mondialisation et la main-d’œuvre low cost : 65% de la production provient d’Asie, 25% d’Europe, le reste d’Afrique du Nord.
    Selon un rapport du collectif Éthique sur l'étiquette, pour un maillot de l’équipe de football de l’Allemagne à 85 euros, 60 centimes sont accordés aux salaires des ouvriers avec une marge de 24,30 euros pour Adidas (marque commercialisée par Decathlon).

    Quelle marge pour Decathlon sur les produits fabriqués pour son compte dans les pays du Sud ?
     
  • que si l'entreprise Decathlon innove, c'est au prix d'un espionnage en règle du client-roi pour découvrir avant lui ses (soi-disant) besoins et pour le conduire à les satisfaire chez ... Decathlon.
    D’où la montée en puissance d’un nouveau concept : le village Decathlon, qui regroupe dans un même lieu un magasin, des équipements sportifs, la recherche et développement (R&D) et des bureaux. Le dernier-né, c’est le Kipstadium de L’Union, près de Lille, avec ses vastes terrains de foot, hockey, rugby... ouverts à tous qui jouxtent le siège de la marque Kipsta, dédiée aux sports collectifs. Franck Demaret, directeur général de Kipsta, martèle :
    Nos collaborateurs sont dans les vestiaires, sur le terrain, à la troisième mi-temps. Pour repérer un 'insight' * il faut être là !"

    * insight : c’est l’étincelle créatrice qui donne naissance au produit dont le client rêve sans même le savoir

    40 ans de recherches pour passer de la tente qu'on montait facilement en 30 minutes à la tente familiale Quechua qui se monte (presque) toute seule en 15 minutes et qu'on ne sait pas replier sans une assistance vidéo. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué !

    Et si la tente est endommagée, retour vers un atelier Decathlon...

    Même logique que dans l'industrie automobile, où on est passé de la voiture robuste d'après-guerre à la voiture d'aujourd'hui, bourrée d'une électronique source de pannes multiples, impossible à réparer soi-même ou à confier à un petit garagiste non concessionnaire de la marque.

A fond la transition écologique et sociale 

Dans un article datée du 29 juin, intitulé « Climat et quartiers populaires : l’écologie n’est pas un problème de riches », Reporterre nous propose un super projet qui nous parle lui de partage et de solidarité.
Le projet Climat et quartiers populaires mené par Reporterre a un an. Entre Île-de-France, Marseille et Picardie, le quotidien de l’écologie a enchaîné reportages, ateliers médias et rencontres. Parce que l’écologie n’est pas un problème de riches et pour cultiver le « vivre ensemble », Reporterre continue et lance Écologie et quartiers populaires. Pour lire la suite de l'article...
Pour aider Reporterre à poursuivre son projet, soutenez le financièrement !

Merci pour lui !

 
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samedi 25 juin 2016

Rendez-vous d'été avec SPLF45

Le 1er juillet à 19 h 30, retrouvez-nous sur le site de la Bissonnerie pour un pique-nique partagé. Nous y fêterons la décision de la CNAC !

Session de rattrapage 

Vous ne pouvez pas vous libérer pour le 1er juillet ? 
Qu'à cela ne tienne ! Nous serons aussi présents à la Fête des Résistances et des Alternatives le 3 juillet à Semoy. Programme ci-dessous...

A très bientôt !




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lundi 13 juin 2016

Des terres pas d'hypers ! Retour sur la mobilisation nationale

Samedi 11 juin, dans plusieurs villes de France les collectifs des territoires de Gonesse, Saint-Jean-de-Braye, Montpellier, Caen, Cavaillon, Toulouse, Albi, Le Mans, Nice et Plaine du Var, Rambouillet, Alès mais aussi des associations nationales comme « En toute franchise » se sont mobilisés contre l’artificialisation des terres agricoles et des espaces naturels au profit des centres commerciaux et ont fait entendre leurs voix et leurs chants de protestation.

Pour l'occasion, Reporterre avait mis en ligne la carte des projets de centres commerciaux bétonneurs et interviewé
Martine Donnette, présidente de l'association de commerçants « En toute franchise ». Lire le passionnant interview donné par Martine Donnette à Reporterre.
 

A Montpellier/ St Clément la Rivière, lors de la marche contre l'implantation d'un village Decathlon/Oxylane sur 23 ha de terres agricoles, les participants ont applaudi lorsqu'ils ont appris que la CNAC nous avait une nouvelle fois donné raison.
 



A Orléans, les collectifs et individus qui avaient répondu à notre appel se sont réunis dans un premier temps place de Loire pour prendre la parole.
Christelle (SPLF45) perchée sur une brouette a ouvert le bal suivie par Eau Secours 45, MNLE 45, Mardiéval, Festival des Alternatives Alimentaires, ATTAC45, NDDL45.
Premier rassemblement place de Loire

Visite au préfet

Puis nous sommes partis en farandole dans les rues et ruelles d'Orléans en  faisant retentir nos joyeux slogans aux oreilles des passants  (Des terres, pas d'Hypers ! Des champs pas d'Auchan ! Austérité pour les Mulliez ! ).

Déambulation dans les rues d' Orléans jusqu'à la place du Martroi


Aux abords de la Préfecture, Sophie nous a proposé un one woman show drolatique à l'adresse d'un préfet imaginaire mais dont nous contestons pour de bon devant le tribunal administratif l'arrêté en date du 2 décembre 2014 autorisant la SCI Sportnatura à réaliser une opération d'aménagement d'un village Oxylane.

Cap sur la CCI, place du Martroi

Devant la CCI, des bulles, des bulles...
Pascal Boucheron, l'ex directeur développement régional chez DECATHLON et premier secrétaire du bureau de la CCI à Orléans n'est pas venu à notre rencontre quand nous avons posé nos panneaux devant la Chambre de Commerce et d'Industrie.
Pour protester contre 
les bulles commerciales destructrices de terres et d'emplois de proximité, nous avons soufflé des bulles de savon qui comme les bulles financières, immobilières ou commerciales finissent toujours par éclater...
A relire :  Toujours plus : pourquoi les centres commerciaux géants recouvrent la France (Bastamag - novembre 2013)

Inauguration sur zone humide du DECATHLON


La manifestation s'est terminée dans les rires par l'inauguration solennelle et humide du Decathlon, sous forme d'une saynète jouée devant une centaine de spectateurs, suivie par un vin d'honneur comme il se doit.

Merci à tous les participants et à très bientôt...
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samedi 11 juin 2016

La CNAC rejette le dossier DECATHLON une nouvelle fois !

Grande joie aujourd’hui! On n’est pas « EURO » mais HEUREUX: notre collectif vient de gagner 2 recours contre Decathlon ! Et pas des moindres, pas d’autorisation commerciale, pas de permis de construire !
Les annonces proclamant que les travaux de ce "village DECATHLON" allaient commencer cet été étaient donc totalement fausses et précipitées, faute d'autorisation !

La CNAC (Commission Nationale d'Aménagement Commercial) nous donne raison sur les deux dossiers ( Decathlon + 3 moyennes surfaces et boutiques) et annule les deux autorisations de la CDAC (Commission Départementale).

Nous ne savons pas encore quels arguments la CNAC a retenus pour sa décision, nous le saurons d’ici un mois. Inondations, importance des zones humides ont apporté de l’eau à notre moulin après les intempéries de la semaine dernière. On a le sentiment d’avoir fait notre service d’intérêt général en empêchant le bétonnage de 10 hectares de Zone Humide dans une zone déjà touchée par les inondations (vallée de la Bionne). Et l'agriculteur va pouvoir continuer à exploiter ces terres, et nous, nous allons pouvoir non seulement récolter nos légumes, mais aussi en planter d'autres l'an prochain !

Ce sera peut-être les recours perdus de trop pour DECATHLON ? Jetteront-ils l’éponge ?

Nous en tout cas nous allons fêter ça demain! (cf tract ci-dessous)

Rejoignez-nous samedi 11 juin à 16 h Place de Loire puis animations et déambulation joyeuse à Orléans, pour être vers 17h30 place du Martroi. Arrosage garantie !

Demain, c'est fête des pots de terre contre les pots de fer!!!
 
Venez nombreux !




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dimanche 5 juin 2016

Stop au bétonnage des terres, mobilisation nationale !

Des terres pas d'hypers, la mobilisation s'amplifie pour exiger l'abandon de la prolifération des projets commerciaux à la périphérie des villes, ruinant les sols et les centres-villes : ce sont désormais 15 collectifs, de Caen à Nice en passant par Toulouse, Montpellier... dont les luttes contre ces projets convergent pour une action simultanée samedi 11 juin.
Localement sur Orléans, 6 organisations nous soutiennent et seront avec nous Place de Loire : 
  • MNLE 45, 
  • ATTAC 45,
  • EAU SECOURS 45,
  • MARDIEVAL,
  • FESTIVAL D'ALTERNATIVES ALIMENTAIRES
  • COMITE DU LOIRET CONTRE NDDL



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Il ne faut pas prendre les bassins de rétention des eaux pluviales pour des zones humides....

...les récents évènements climatiques sont là pour le rappeler.
Les bétonneurs de tous poils ont toujours de bons arguments pour démontrer qu'ils travaillent en réalité non pour leurs actionnaires mais pour la préservation de l'environnement et la biodiversité.

Merci Vinci !

Nous nous rappelons encore comment Philippe Chavaren, responsable du domaine Nature et paysage chez Vinci autoroute, invité en 2014 par l'Agence d'Urbanisme de l'AgglO avait célébré les bassins de rétention des eaux pluviales des autoroutes pour leur incroyable biodiversité !  
Aujourd'hui les autoroutes sont coupées et Vinci offre aux chauffeurs routiers bloqués ... un permis de pêche à la ligne. Merci Vinci !
Photo Mag'Centre - Lire l'article

Les milieux naturels dont les zones humides rendent de nombreux services : 

  • purification de l’eau, 
  • conservation de la biodiversité,
  • régularisation du climat et des microclimats,
  • régularisation des débits
Visionner à ce propos cette petite vidéo réalisée par les services de l’État... 


La pluviométrie exceptionnelle de ces derniers jours nous rappelle que la construction des autoroutes, des aéroports, des grandes surfaces entourées de parkings etc..etc.. est une calamité pour l'environnement pour au moins deux raisons :
 

Une calamité pour le climat

Le
s terres agricoles, les forêts et les milieux naturels contribuent à limiter la teneur de l'atmosphère en CO2 (séquestration du carbone)
Mais il y a plus. Une spécialiste des bilans carbone en France, Hélène Le Teno, ingénieure et directrice entreprise du cabinet de conseil Auxilia, a patiemment agrégé les rejets de dioxyde de carbone nécessaires à la fabrication du béton et des matériaux de chantier, ceux des travaux, et enfin ceux des voiries (tunnels, métros, routes…) pour s’y rendre, une fois les constructions achevées. « Je ne prends pas seulement en compte la destruction du milieu mais aussi ce qui est construit sur le sol », explique-t-elle.
Son évaluation ne tient pas compte des émissions de gaz à effet de serre produites par l’usage de ces sites, par exemple de toutes les voitures et de tous les camions qui vont rouler sur les nouveaux tronçons routiers et polluer l’atmosphère d’autres substances dangereuses (particules fines, dioxyde d’azote…).
Selon elle le bétonnage du territoire français émet 100 millions de tonnes de CO2 chaque année. Cela représente 20 % de toutes les émissions de gaz carbonique du pays. C’est gigantesque. C’est presque autant que tous les rejets annuels des transports en France. Source :
Le grand bétonnage, une bombe climatique (Jade Lindgaard - Mediapart)

Si les climatologues restent prudents pour faire une relation directe entre ces précipitations exceptionnelles du mois de juin en France avec les perturbations climatiques, ils n'excluent nullement cette possibilité.

Une calamité pour la régulation des débits

Bétonner détruit les services de régulation rendus gratuitement par les milieux naturels comme le rappelle EauFrance, le site public d'information sur l'eau et les zones humides .

Les hydrosystèmes jouent un rôle discret mais indispensable dans la prévention des risques naturels (inondations, sécheresse) (...)

Les plaines inondables jouent le rôle de réservoir naturel et contribuent ainsi à la prévention contre les inondations. Par leur capacité de rétention de l’eau, les milieux humides diminuent l'intensité des crues, et, à l’inverse, soutiennent les débits des cours d'eau en période d'étiage (basses eaux).
Les zones humides jouent également un rôle dans la stabilisation et la protection des sols : la végétation, adaptée à ce type de milieu fixe les berges, les rivages. Elle participe à la protection des terres contre l'érosion et freine la vitesse du courant lors de crues.

Exemple 1 : La zone inondable de la Bassée entre Nogent-sur-Seine et Bray-sur-Seine joue le rôle de zone d'expansion des crues de la Seine en amont de Paris. Pour remplacer cette infrastructure naturelle par un barrage d’écrêtement des crues, il faudrait débourser entre 100 et 300 millions d’euros.

Exemple 2 : Ces dix dernières années, la Camargue, Redon, Charleville-Mézières ont subi de graves inondations. En cause : les changements d’occupation des sols et la destruction des zones humides tampons en tête de bassin versant...
Source de la citation  : l' article "Services de régulation" de EauFrance
Ajoutons un exemple 3 :  les pluies exceptionnelles de la semaine passée ont provoqué la crue de la Bionne à Saint-Jean-de-Braye, la coupure de routes, l'inondation de la vallée, de zones habitables, de jardins.

Route de la Motte Saint Euverte
à proximité du site de la Bissonnerie

Aire de jeux - Quartier de la Picardière
Rue du Quillard
La bétonisation du site de la Bissonnerie le privera de ses fonctions de régulation et ce n'est pas la mare aux canards prévue par le projet qui compensera quoi que ce soit. A noter que cette soi-disant compensation est en totale contradiction avec les textes qui prévoient une compensation à surface égale (100% sur le même bassin versant).

Selon la vidéo citée ci-dessus :

Il coûte 5 fois moins cher de protéger les zones humides que de compenser la perte de services qu'elles nous rendent gratuitement.
Hé ho la Mairie de Saint-Jean-de-Braye !

Chaque année, la Journée mondiale des zones humides (JMZH) est célébrée le 2 février, pour commémorer la signature de la Convention sur les zones humides, le 2 février 1971, dans la ville iranienne de Ramsar.

Comment la Mairie compte-t-elle célébrer cette signature en février 2017 ? En engageant les travaux de destruction de la zone humide de la Bissonnerie ? Ou en abandonnant ce projet néfaste ? 


    Pour en savoir plus sur les zones humides : 
     
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    samedi 28 mai 2016

    Exigeons la séparation de la mairie et de DECATHLON !

    « Nuit Debout Paris » organisait il y a peu une Assemblée exigeant la séparation du Medef et de l’État, comme un siècle plus tôt l’Église et l’État. Lire ICI.

    Localement, c’est la Mairie de Saint-Jean-de-Braye et DECATHLON qu’il faudrait séparer
    .

    Phagocyté
    par la multinationale du sport, le conseil municipal socialiste a choisi de se faire le héraut d'un projet initié par monsieur Jacques Chevalier (UMP) et par l'Agglo.

    Depuis 2011, la petite mairie de Saint-Jean-de-Braye fait la courte échelle au géant des enseignes du sport pour imposer un projet dont le
    prétendu « nouveau concept » se résume à sacrifier pour le commerce 16 hectares de terre cultivées et boisées (dont 10 hectares de zone humide) !

    Beaucoup de travail, oui, mais surtout de la com :
    • Pleines pages de « pub-reportage » à la gloire de ce projet dans « Regard », le magazine de la commune financé par les impôts des habitants, 
    • « concertation » fin 2015 (Lire « Le Oxylane nouveau est arrivé »), mais uniquement avec des gens favorables au projet, 
    • conférence de presse commune par le maire et le représentant de DECATHLON (Lire « Store wars : le retour de Decathlon »),  
    • et le vendredi 27 mai 2016 la dernière trouvaille :

     
    Un stand « Je soutiens DECATHLON VILLAGE SAINT JEAN de BRAYE » lors de la course annuelle organisée par la ville !  

    La ville livre « les foulées abraysiennes », une manifestation sportive appréciée des abraysiens, au lobbying du groupe Mulliez.

    Cette instrumentalisation du sport à des fins commerciales nous donne comme un avant goût de ce que serait le village Decathlon.

     
    Initiative parfaite pour que tous les petits écoliers de la commune venus participer à cette rencontre s’habituent à cette enseigne dans leur paysage…


     
    Sur les T-shirt, un autocollant «  Je soutiens Village Decathlon Saint-Jean de Braye ». Nous avons échappé à l'autocollant « Je suis Decathlon » ... ce sera pour la prochaine fois..
    Nous avons voulu récupérer un de ces T-shirt mais ils ont refusé : c’était réservé aux salariés coureurs. 

    Dommage...
     


    Parce lors de notre prochaine action du 11 juin, nous allons mettre en scène toute cette histoire, et dénoncer le manque criant de démocratie sur ces projets d’aménagements commerciaux gigantesques et destructeurs. Nous dénoncerons aussi  le prix cadeau (2,40 € le m²) auquel l’AgglO et la mairie ont décidé de céder les 12 hectares (120 000 m²) nous appartenant ; nous alerterons sur l’urgence de conserver des terres agricoles péri-urbaines, sur  la préciosité des zones humides ; sur le danger de voir nos commerces de centre-ville disparaître à cause de ces grands ensembles commerciaux polluants, qui ne sont au final que des opérations foncières de multinationales championnes de l’optimisation fiscale (lire « Les riches ont aussi le droit de payer des impôts » et  tout récemment  sur le site de Libération « Perquisitions en France, Belgique et Luxembourg dans des propriétés du groupe Mulliez » )!!!

    Alors indignez-vous avec nous ! Soyons  nombreux place de Loire le samedi  11 juin à partir de 16h !
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